Comparaison : La Trilogie de Bartiméus T3

Date de sortie : 2005

Synopsis :

Londres est plus que jamais en proie aux rébellions, grèves et émeutes. Un grand danger guette les plébéiens autant que les magiciens. Pour éviter le pire, Nathaniel va devoir s'allier avec le djinn Bartiméus et Kitty va devoir se battre de toutes ses forces. Il se pourrait bien que l'apocalypse arrive.

 


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J'ai aimé :

● La fin !

● Ptomélée et le passé de Bartiméus

● Les personnages

 

Je n'ai pas aimé :

● Rien qui me revient

 

J'ai aimé :

 ● Ptolémée 

 ● L'évolution de Nathaniel

Je n'ai pas aimé :

 ● L'univers


Le temps est venu de faire un bilan de cette trilogie.

Ce troisième et dernier tome ajoute un nouvel ennemi dans le rapport de force qui opposait jusque là magiciens et plébéiens et il n'est pas des moindres. Les démons se mêlent désormais à la partie et il ne nourrissent aucun bon sentiment envers les humains qui les ont asservis pendant des milliers d'années.

On découvre également un nouveau personnage. Nathaniel et Bartiméus apparaissent dans le tome 1 et Kitty dans le deuxième. Le tome 3 quant à lui nous permet d'aller à la rencontre de Ptolémée, personnage donc on entendait souvent parler par Bartiméus. On comprenait qu'un lien particulier et sentimental les unissait, mais on ne savait rien de plus. C'est donc avec joie et espoirs qu'on lit les nombreux passages qui le concernent, espoirs qui sont loin d'être déçus ! On découvre un jeune garçon à l'esprit ouvert et d'une grande humanité, capable d'imaginer un monde dans lequel magiciens et démons seraient égaux. Il est le premier, semble-t-il, à s'intéresser aux démons en tant qu'êtres à part entière et doués de conscience, le premier à tenter de les comprendre et à s'immiscer dans leur univers. Enfin un magicien qui a des qualités ! Cependant, il est difficile de croire qu'en plusieurs siècles, il ait été le seul (avec Kitty) à avoir eu de telles pensées, ou du moins le seul à avoir fait le premier pas vers les démons.

 

Nos trois héros sont toujours aussi intéressants. Les rapports entre eux sont complexes mais très équilibrés : on sent que s'il manquait l'un d'eux à l'équation, rien ne pourrait fonctionner.

Commençons par Bartiméus : toujours aussi drôle et insupportable, il prend toujours un malin plaisir à railler Nathaniel. Son passif avec Ptolémée nous permet de mieux comprendre la vision qu'il a des humains et la raison pour laquelle il ne les repousse pas autant que les autres démons. Il va transmettre cela à Kitty en se confiant à elle à plusieurs reprises. Ils vont développer une relation hors du commun qui va les lier inextricablement. Très vive d'esprit, la jeune fille comprend qu'il faut s'allier contre leurs ennemis communs plutôt que s'acharner à entretenir une haine sans réel motif.

C'est Nathaniel qui change le plus au cours de cette histoire et il répond enfin à nos attentes. Alors qu'il s'était transformé en magicien ambitieux, il rattrape sa conduite. Cependant, ce changement ne provient pas d'une introspection mais est dû à l'influence d'autres personnages. Il commence à s'interroger lorsque son ancienne professeur de dessin, très affectueuse avec lui lorsqu'il était enfant, le rejette avec violence. Il ne lui vient pourtant pas à l'esprit que cette réaction est due à ses ambitions, son mépris des plébéiens et tous les traits de caractères qui le rapprochent des autres magiciens. Ce n'est que son attachement pour Kitty qui va le pousser à agir.

Alors que leur monde est au bord de la destruction et les hommes au bord de l'asservissement, nos trois héros sont tous prêts à sacrifier leur vie pour sauver les deux autres et le monde entier.

 

En ce qui concerne la fin, nous l'avons beaucoup aimée. Elle est pleine d'espoir; malgré un univers sombre, peuplé d'êtres véreux, la rébellion permet de partir sur une nouvelle base et montre qu'il peut peut-être suffire de l'union de quelques personnages à l'esprit ouvert pour avancer, changer les mentalités et faire le bien. Cependant, cela va-t-il vraiment suffire ? Le discours que tient une magicienne du nouveau gouvernement laisse penser que l'égalité ne sera jamais tout à fait réelle entre magicien et plébéiens. Au passage, aucun cas n'est fait des démons. Le monde courrait à sa perte à cause du traitement qui leur était infligé et seule l'alliance entre un magicien, une plébéienne et un démon a permis de le sauver. Pourquoi ne sont-ils pas considérer dans le nouveau système ? Leur esclavage cessera-t-il ? La ségrégation entre magiciens et plébéiens sera-t-elle réellement abolie ?

Selon Méli

 

J'ai adoré ! Ce tome est parfait, cette fin est parfaite. Il ne fallait pas autre chose : pour moi c'est la meilleure fin de romans possible à égalité avec celle de "A la Croisée des Mondes" de Philip Pullman.

Et comme je suis un peu trop sensible, je ne peux pas m'empêcher de pleurer à chaque lecture -oui, j'aime tellement ce livre que je le relis encore. Les sentiments cachés dans les non-dits qui s'accumulent tout au long du roman rendent la fin déchirante.

 

L'univers s'écroule alors que nos héros unissent enfin leur force dans une bataille qui semble perdue d'avance, contre une puissance si grande que rien ne peut l'arrêter. De mon point de vue, c'est Bartiméus qui leur permet de gagner, grâce à sa noblesse d'âme qu'il tient en grande partie de Ptolémée. C'est grâce à lui que celle de Kitty est dévoilée et que Nathaniel, si imbu de lui même, redescend sur Terre.

 

Je tire mon chapeau à Johnathan Stroud pour avoir créé un univers tel que celui-ci, avec des idées originales et une présentation de l'être humain dans sa complexité, très réaliste selon moi. Cupidité, ambition, haine, hypocrisie, recherche de gloire, une petite touche d'ouverture, d'espoir et de confiance en l'autre. Tout y est. Comme vous l'aurez compris, j'ai adoré le style d'écriture, les personnages et surtout les rapports fragiles et complexes qu'il a créé entre eux sans jamais écrire noir sur blanc "ils s'aimaient." Une lecture pleine de sentiments donc.

 

Ayant adoré cette trilogie, j'espérais trouver autant de plaisir en lisant par la suite "l'Anneau de Salomon" ou encore "Lockwood and Co" du même auteur et j'ai été déçue. Je me contenterai donc de lire et relire encore La Trilogie de Bartiméus. 

Selon Mélo

 

Contrairement à Méli, je n'ai pas versé ma petite larme à la fin. Certes Nathaniel s'est ENFIN amélioré, il est devenu tel qu'on l'espérait mais même à la fin j'ai continué à ne pas vraiment l'apprécier ou tenir à lui. En somme, je ne me suis pas attachée même si mon estime pour lui a remonté.

 

Comme dit dans la partie commune, j'ai nettement plus apprécié ce dernier tome. J'ai eu beaucoup plus de facilité à me plonger dans l'univers via les descriptions et j'ai davantage aimé l'écriture. (SPOIL!) Cependant, en lisant l'histoire de Ptolémée, je m'attendais à ce qu'il meurt effectivement mais qu'au lieu de disparaître totalement, il se retrouve en quelque sorte mélangé avec Bartiméus via son passage dans l'Autre-Lieu. Cela aurait été compréhensible vu la passion que Bartiméus a à prendre son apparence, à le citer tout le temps. Cela aurait expliqué sa violente réaction lorsque Kitty a utilisé le nom de Ptolémée. En effet, il a presque réagi comme quand un démon utilise le vrai nom d'un magicien. En tout cas j'aurais beaucoup aimé qu'il en soit ainsi.(FIN SPOIL !)  Mais bon, je me satisfais tout de même de l'histoire telle qu'elle est, et surtout  de la fin, qui ne pouvait être autre.

 

Finalement, l'univers est toujours triste, déplaisant. Évidemment à la fin le monde est changé, complètement différent de celui qu'il était au début, mais il n'est pas mieux pour autant. Le plaisir de la lecture est donc gâché, selon moi.



Grâce à ce tome, nous sommes donc tombées d'accord sur un certain nombre de points et nous aimerions rajouter ceci : on finit la trilogie avec une sensation de manque : l’auteur ne répond pas à toutes les questions. On ne sait pas par exemple comment sont choisis les magiciens. Des bébés sont achetés, mais sur quels critères ? Et Kitty étant la preuve vivante qu’un plébéien peut être magicien, les “magiciens” se permettront-ils de conserver ce pouvoir, sans offrir la chance aux plébéiens d’apprendre à s’en servir ?

 

Et vous, avez-vous lu cette trilogie ? Quel est votre avis ? Nous avons hâte de lire vos commentaires !

 

Méli & Mélo